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Chute de cheveux et ménopause : ce qui aide vraiment

La chute de cheveux peut faire partie des changements hormonaux qui accompagnent la transition vers la ménopause.

  • 7 min de lecture

La chute de cheveux peut faire partie des changements hormonaux qui accompagnent la transition vers la ménopause. Le NHS inclut l'amincissement et la perte de cheveux parmi les symptômes de la périménopause et de la ménopause, à côté de la peau sèche et qui démange, et précise que ces symptômes durent souvent entre 7 et 9 ans, parfois plus. Ce n'est pas non plus quelque chose que vous devez accepter sans rien faire.

Ce que montrent les données, c'est que le cheveu change avec la ménopause, mais que l'histoire est plus compliquée que « il manque des hormones, le cheveu tombe ». Il existe plusieurs types de chute, plusieurs causes qui s'additionnent, et quelques leviers que vous pouvez actionner. Prenons les choses dans l'ordre, sans promettre ce qui ne peut pas l'être.

Ce qui se passe dans le cheveu pendant la ménopause

Une revue récente décrit ce qui arrive au follicule pileux à cette étape de la vie. Les changements hormonaux de la transition ménopausique — qui peut débuter jusqu'à dix ans avant les dernières règles — comprennent une hausse relative des androgènes et l'arrêt de la production d'œstrogènes par les ovaires. Le follicule pileux est un tissu sensible aux œstrogènes, et ces modifications peuvent entraîner une baisse de la densité et du calibre du cheveu, ainsi que des changements de texture. La même revue note que l'alopécie de type féminin, l'effluvium télogène et l'alopécie fibrosante frontale ont été observés plus fréquemment chez les femmes après la ménopause.

Cela ne veut pas dire que toutes les femmes présenteront l'un de ces tableaux. Cela veut dire que le cheveu fait partie des cibles des changements hormonaux, et que la chute que vous constatez porte peut-être un nom clinique. Connaître ce nom aide à choisir quoi faire — et ce qui ne vaut pas la peine.

Toutes les chutes ne se ressemblent pas

L'alopécie de type féminin est l'un des types de chute de cheveux les plus souvent relevés chez les femmes après la ménopause. Le NHS rappelle que certains types de chute, comme l'alopécie de type féminin, sont permanents et souvent héréditaires. C'est important : elle ne régresse pas d'elle-même et il vaut la peine d'en parler à votre médecin si la chute vous inquiète. C'est de la biologie, pas un manque de volonté.

Les causes du quotidien qui s'ajoutent aux hormones

Les hormones expliquent une partie du tableau, pas la totalité. Cela vaut la peine de regarder son quotidien avec honnêteté, d'autant que certains facteurs dépendent de vous.

  • Il n'y a pas de chiffre magique ici, mais une alimentation variée et équilibrée reste la base. Si vous soupçonnez des carences, le médecin peut prescrire des analyses.
  • L'idée selon laquelle un geste isolé suffirait circule beaucoup, sans base solide.

Remarquez qu'aucun de ces facteurs n'explique tout à lui seul. La revue récente indique que les changements hormonaux de la transition ménopausique peuvent affecter le follicule pileux, et le NHS signale que certains types de chute, comme l'alopécie de type féminin, sont permanents et souvent héréditaires.

Ce que vous pouvez changer dès cette semaine

Il n'existe pas de solution instantanée, et méfiez-vous de qui vous en promet une. En revanche, parler à votre médecin est utile : le NHS conseille de contacter son généraliste si vous pensez avoir des symptômes de ménopause ou de périménopause et souhaitez connaître les options disponibles, et recommande aussi de consulter en cas d'inquiétude sur la chute de cheveux, avant de se tourner vers une clinique capillaire commerciale.

1. Commencez par le médecin, pas par la clinique capillaire

Le NHS conseille de contacter son médecin traitant si vous pensez présenter des symptômes de ménopause ou de périménopause et voulez connaître vos options. Il précise aussi qu'un accompagnement précoce peut aider à limiter l'impact sur la santé, les relations et le travail. Et, spécifiquement sur le cheveu, il recommande de consulter en cas d'inquiétude, avant d'envisager une clinique capillaire commerciale.

2. Revoyez l'alimentation, sans régime radical

Vous n'avez pas besoin d'un plan compliqué. Veillez à un apport suffisant en protéines à chaque repas, à varier légumes et fruits, et ne supprimez pas de groupes d'aliments sans raison. Si vous soupçonnez des carences, parlez-en au médecin avant de prendre des compléments de votre propre initiative. La biotine, par exemple, est populaire — nous y revenons plus bas.

3. Traitez le stress et le sommeil comme une partie du problème

Si vous dormez mal depuis des mois, cela vaut la peine d'en parler à votre médecin, qui peut aider à comprendre ce qui se passe. Il n'y a pas de formule unique. Ce qui fonctionne pour une personne peut ne pas convenir à une autre, et le médecin peut aider à identifier ce qui entretient le cercle.

4. Épargnez le cheveu qu'il vous reste

Évitez les coiffures trop serrées, réduisez la chaleur et les produits chimiques agressifs, et lavez le cheveu en douceur.

Ce qui tend à ne pas aider (et l'idée reçue qui dépasse les données)

Beaucoup de conseils sur le cheveu sonnent bien et ne tiennent pas. Autant le dire franchement.

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  • Les shampoings « anti-chute ». Le dossier ne traite pas des shampoings, il n'est donc pas possible d'affirmer qu'ils inversent une chute hormonale.
  • Les compléments miracles. Dans les sources consultées, les données sur la biotine contre la chute de cheveux sont limitées et n'ont pas été étudiées chez les femmes ménopausées. Nous y revenons juste après.
  • Les traitements agressifs sans diagnostic. Si vous ignorez quel type de chute vous avez, vous traitez à l'aveugle. Le NHS prévient qu'aucun traitement n'est efficace à 100 % — y compris ceux vendus avec le plus d'enthousiasme.

L'idée répandue qu'« il suffit de prendre de la biotine » mérite un paragraphe à part, parce que c'est celle qu'on entend le plus.

Où les compléments interviennent — et où ils n'interviennent pas

Ici, les données sont plus fragiles que la publicité ne le suggère. Une revue sur la biotine contre la chute de cheveux, datée de 2017, a trouvé peu de travaux qui la soutiennent chez les personnes en bonne santé, et un manque de preuves suffisantes pour la supplémentation chez ces mêmes personnes. Les études disponibles n'ont pas évalué la biotine spécifiquement chez les femmes ménopausées. Autrement dit : nous ne savons pas si la biotine aide à cette étape. Nous savons qu'il n'existe pas de preuve qu'elle aide.

Cela ne signifie pas que la biotine soit inutile dans tous les contextes — mais, pour la chute de cheveux de la ménopause, ce n'est pas ce que montrent les données. Si vous décidez de prendre un complément, vérifiez l'étiquette et parlez-en au médecin ou au pharmacien, surtout si vous prenez d'autres médicaments. La biotine peut interférer avec les résultats de certains examens de laboratoire ; avant une analyse, informez le médecin et le laboratoire que vous prenez ce complément. C'est une précaution réelle, pas un détail.

Si vous cherchez un complément contenant de la biotine et d'autres nutriments, les Gummies cheveux et ongles de TuttiBear sont une option en format gomme, avec 5000 µg de biotine par dose de 2 gommes, entre autres nutriments. Il n'existe toutefois aucune preuve qu'elles réduisent la chute de cheveux liée à la ménopause, et elles ne doivent pas être présentées comme un traitement. Les Gummies équilibre féminin sont une autre option de la marque, mais aucune de ces gommes n'a été étudiée pour la chute de cheveux. Lisez l'étiquette et ne dépassez pas la dose recommandée.

Quand la chute de cheveux cesse d'être « normale »

La chute de cheveux peut apparaître comme symptôme de la périménopause et de la ménopause, et le NHS conseille de contacter son médecin si elle vous inquiète.

Cette recommandation vaut pour les signes qui alertent et pour toute situation où la chute pèse sur votre bien-être. N'attendez pas que cela passe tout seul si quelque chose vous paraît anormal.

Combien de temps avant de voir une différence

Il faut ici être honnête : aucun délai n'est garanti. Les changements hormonaux de la transition ménopausique peuvent affecter le follicule pileux et entraîner une diminution de la densité et de l'épaisseur du cheveu. Le NHS indique que les symptômes de la ménopause durent souvent entre 7 et 9 ans, parfois plus. Cela donne l'échelle : vous ne réglez pas un problème de quelques semaines.

Si vous modifiez votre alimentation, votre gestion du stress et vos soins capillaires, attendez au moins quelques mois avant de juger. Et ne confondez pas absence d'amélioration rapide avec échec : la chute peut se stabiliser sans s'inverser. Pour l'alopécie de type féminin, le NHS note que le minoxidil peut être utilisé, mais qu'il ne fonctionne pas pour toutes et qu'il n'agit que tant qu'on l'utilise. Voilà le tableau réaliste : il existe des options, aucune n'est magique.

Le pas le plus utile que vous pouvez faire aujourd'hui, c'est de prendre rendez-vous et de parler de ce que vous remarquez. Venez avec vos questions. Le médecin peut aider à distinguer ce qui est attendu de ce qui mérite un examen — et cela vaut plus que n'importe quel flacon de shampoing.

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Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Parlez à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre un complément, surtout si vous prenez un traitement.

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